Tout savoir sur le matériel Montessori

Materiel Montessori

Il isole la difficulté pour en saisir toute la subtilité. Il se distingue par sa « sensorialité » avec des textures, des couleurs, des sons, des senteurs et des mouvements différents. Il favorise l’autonomie et l’autodiscipline car il est autocorrectif. Il est harmonieux, esthétiquement léché et visuelle coordonné pour inviter l’enfant à le saisir, à le manipuler, à le travailler.

La pédagogie Montessori, ce sont des principes de bienveillance et de respect, mais aussi des outils scientifiquement élaborés pour appuyer le développement de l’enfant.

Le tapis Montessori : parce bébé construit sa motricité au sol

Pendant les premières semaines de sa vie, bébé passera le plus clair de son temps au creux de vos bras, en portage, dans un transat ou un couffin. Si vous souhaitez introduire la pédagogie Montessori à la maison dès les premières semaines de bébé, vous savez que cette période ne soit pas trop durer, au risque de brider la curiosité, la soif d’apprentissage et le potentiel de développement du nourrisson.

On le sait, bébé construit sa motricité au sol, loin des barreaux du lit. C’est au sol qu’il se met à plat ventre, qu’il pédale avec ses petites jambes, qu’il déploie une vision à 360° sur son environnement immédiat et qu’il s’aventure à se rouler sur le côté, à se mettre à quatre pattes, à s’assoir, puis, et c’est un grand moment pour les parents, à se hisser debout. Pour permettre au jeune montessorien de se mouvoir librement, vous devez l’installer dans un espace sécurisé et pensé pour son épanouissement. Le tapis en sera la pièce centrale, le QG, la base. Ce dernier doit être labellisé « CE » (Communauté Européenne) ou, mieux, « NF » (pour Norme Française), afin de garantir qu’il ne comporte aucun élément détachable qui pourrait blesser l’enfant ou l’étouffer s’il venait à le porter à sa bouche. Le tapis Montessori doit également répondre aux critères suivants :

Être épais d’au moins 2 cm. En-dessous, utilisez des dalles ou un deuxième tapis en support ;
Les dimensions du tapis dépendent de la superficie disponible au sol. Evitez un tapis aux dimensions inférieures à 120 cm x 120 cm ;
Optez pour des tons neutres et doux.

Les mobiles Montessori, de Munari aux danseurs

Le mobile est sans doute le matériel le plus connu de la pédagogie Montessori. Dès la naissance, les parents qui souhaitent s’inscrire d’emblée dans la méthode de Maria Montessori pour assurer le développement cognitif et sensoriel de leur enfant devront s’équiper en mobiles Montessori qui sont au nombre de quatre : le mobile de Munari, du nom de son inventeur, le mobile des octaèdres, le mobile de Gobbi puis le mobile des danseurs, chacun correspondant à un stade du développement de l’acuité visuelle de l’enfant.

Le mobile de Munari est présenté au bébé à partir de 3 semaines, à l’aube de son premier mois. Ce premier mobile Montessori joue sur les contrastes, avec nuances marquées entre le noir et le blanc. La vision du nourrisson est encore trouble et instable. Il est donc inutile de l’exposer à des couleurs vives. Le mobile de Munari, qui vibre au gré des mouvements d’air, va accaparer l’attention de l’enfant. Il prêtera une attention particulière aux formes et aux proportions ;

Le mobile des octaèdres est proposé à l’enfant vers l’âge d’un mois et demi. A ce stade, on va apporter un peu de couleur et de douceur dans son environnement immédiat. Comme son nom l’indique, ce mobile des octaèdres est un assemblage de trois polyèdres, chacun reprenant une couleur primaire. Bébé découvre donc les couleurs mais aussi la 3D ;

Le mobile de Gobbi : on va le présenter à bébé vers son deuxième mois pour l’introduire à la couleur fine et nuancée. Ce mobile, plus texturé avec une couleur dégradée ca capter l’attention de l’enfant et l’aider à travailler sa perception des tons. Le mobile de Gobbi est constitué de 5 sphères avec une gradation colorée croissante ;

Le mobile des danseurs constitue l’épilogue des mobiles Montessori. Il sera présenté à l’enfant à la fin de son premier trimestre. Plus alerte et plus joueur, l’enfant réclame désormais du mouvement. C’est tout l’intérêt du mobile des danseurs qui joue avec les contrastes de couleur, les reflets de la lumière et le mouvement des formes.

La tour d’observation Montessori : quand bébé prend de la hauteur !

C’est la réponse de la pédagogie Montessori au sentiment de frustration de l’enfant face à son isolement spatial. La tour d’observation Montessori vient consolider l’autonomie de l’enfant en l’intégrant dans les tâches quotidiennes à la maison. C’est la tour de contrôle sur laquelle bébé va trôner quand papa ou maman sont à la cuisine par exemple. Elle va donc signer l’entrée progressive de l’enfant dans l’espace maison, pour son plus grand plaisir !

Debout sur son nouveau piédestal, l’enfant va pouvoir accélérer son apprentissage sans se sentir exclu. Il va découvrir et observer son microenvironnement à hauteur d’adulte, participer aux tâches quotidiennes, gagner en confiance et satisfaire sa curiosité. Si votre enfant est du genre à s’agripper à vos jambes et à pleurnicher quand vous faites la cuisine, la tour d’observation Montessori viendra à votre secours !

En effet, à votre hauteur, votre enfant pourra vous observer, manipuler, participer et s’exprimer. Naturellement, vous devrez lui proposer un matériel adapté à son âge : une petite casserole et quelques ustensiles pour enfant. Il pourra mélanger et patouiller à sa guise.

La poutre Montessori : rendre la notion du temps concrète

Si pour vous, des expressions comme « dans 20 minutes », « dans un mois » ou « dans 10 ans » semblent on ne peut plus claires, l’enfant de moins de 4 ans n’y voit que des indications temporelles floues et abstraites. Pour lui, le temps ne peut être appréhendé que par le bais de repères concrets : l’heure ou papa rentre, l’heure d’aller au lit, le jour où il n’a pas école, etc. Pour l’aider à mieux comprendre le temps qui passe, nous allons lui proposer la poutre du temps Montessori.

Imprimée ou réalisée à la main, la poutre du temps est un calendrier longitudinal qui répertorie, dans l’idéal, les 365 ou 366 de l’année sous forme de petites colonnes. Si la superficie de la chambre de bébé ne vous permet de déployer la poutre sur un seul mur, vous pouvez travailler dans la continuité en poursuivant le décompte sur le mur adjacent. Prenez une étiquette, découpez-la de façon à ce qu’elle ait la même largeur qu’une colonne de jour. Tracez une flèche dessus, puis collez là le jour où vous avez prévu une activité ou une sortie pour votre enfant. S’il s’agit d’une sortie au zoo, collez sous la flèche une image adéquate (celle d’un animal rigolo ou encore la photo du zoo en question). Faites de même pour tous les évènements prévus. Disposez une autre flèche de couleur rouge sur le jour en cours. Vous pourrez la déplacer d’un jour à l’autre avec bébé qui pourra ainsi visualiser la notion du temps.

La balle Montessori : catalyseur de préhension

C’est une balle en tissu, généralement composée de plusieurs parties ou « coussinets » moelleux qui servent de poignées à l’enfant. La pédagogie Montessori accorde une grande importance à la psychomotricité. Ici, on travaille la motricité fine et, plus particulièrement, les capacités de préhension, le déliement digital, la force musculaire de chaque doigt, main et poignet, la coordination oculo-manuelle, etc.

Dans les premières semaines de sa vie, le nourrisson développe une préhension de réflexe. Notre objectif est de l’aider à la rendre volontaire, contrôlée, réfléchie. La balle Montessori est donc la proposition de la pédagogie pour travailler ces aptitudes. Idéalement, elle sera constituée de plusieurs tissus différents aux couleurs contrastées pour capter l’attention de l’enfant. Elle alterne des « creux » et des « pleins » pour aider l’enfant à l’accrocher plus facilement, la passer d’une main à l’autre, la tourner, etc.

Les jeux Montessori, à la classe comme à la maison

Dans le jargon de la pédagogie Montessori, l’enfant qui exerce une activité inspirée par la méthode travaille, il ne joue pas. Le jeu se définit comme une activité d’ordre physique ou psychique, qui se distingue par deux caractéristiques propre : c’est une activité plaisante et improductive. Peut-on en dire autant pour les « jeux » Montessori qui visent favoriser le développement de l’enfant et l’acquisition de nouvelles aptitudes ?

Toute pédagogie propre à l’enfant repose sur le fait que l’enfant se construit lorsqu’il s’oublie dans l’activité. L’enfant est un être qui aspire à se développer, au quotidien, en absorbant ce que son microenvironnement a à lui offrir. L’approche qui consiste à « sur-infantiliser » l’enfant en ne voyant en lui qu’une capacité légère à jouer est contreproductive. C’est pourquoi Maria Montessori recommande aux parents et aux éducateurs de laisser le jeune enfant s’exercer à travers des activités sensées et cohérentes.

Quoi qu’il en soit, par abus de langage, on parle de « Jeux Montessori » pour désigner les activités destinées à aider l’enfant à se construire, avec bien sûr une composante divertissante qui joue son rôle.

La chambre du petit Montessorien : une ruche grouillante

La grossesse est arrivée à son épilogue. Pendant les 9 mois, papa et maman se sont appliqués à faire de la chambre de l’enfant un havre de paix, de sérénité mais aussi d’activité ! La chambre Montessori est, avec l’école, le pilier de la pédagogie.

Elle doit répondre à des principes bien déterminés pour favoriser l’apprentissage et doser les stimuli de manière à « exploiter » tout le potentiel de l’enfant. Une chambre Montessori est d’abord et avant tout pensée pour l’enfant : elle sera aménagée en largeur plutôt qu’en hauteur. Elle se composé de 4 espaces complémentaires :

L’espace de repos, principalement porté par un matelas posé au sol ;
L’espace des soins physiques et de l’habillement ;
L’espace « alimentation » ;
L’espace des activités.

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